Le camp romain et les éléments d’une ville antique révélés par la photographie aérienne près de Mirebeau

René Goguey découvre le camp de légionnaires de Mirebeau-sur-Bèze le 3 juillet 1964. Près de trois ans plus tard, le 24 mai 1967, il revient sur cette heureuse trouvaille devant le public de la Société nationale des Antiquaires de France.

René Goguey débute sa communication en évoquant le contexte de sa découverte.

Ses vols de recherche ont commencé en 1959, à la demande de M. Le Gall, alors directeur des fouilles d’Alésia. René Goguey a commencé par étudier Alésia, qui lui a servi de terrain d’expérimentation pour la photographie aérienne et où il a notamment détecté les traces du siège de César. C’est alors qu’il a mis au point, en lien avec l’armée de l’air, une véritable méthodologie pour l’archéologie aérienne.

Une fois la phase expérimentale menée avec succès à Alésia, il a envisagé d’explorer la Côte-d’Or. Il a ainsi étudié les sites de Vix, les Bolards et Beire-le-Châtel, mais aussi réalisé des vols de prospection qui ont abouti à de nombreuses découvertes.

C’est le 23 juillet 1964, lors d’un vol explorant les abords de la voie Lyon-Trèves dans sa portion Dijon-Langres, que René Goguey découvre le site de Mirebeau-sur-Bèze :

« Après deux heures d’un périple qui nous a fait passer de la protohistoire, avec un important gisement du Bronze-Hallstatt découvert dans la zone industrielle de Dijon-Longvic, à l’Antiquité romaine, avec un camp photographié près de Marcilly-sur-Tille, le pilote appelle déjà la tour de contrôle pour l’ « approche » lorsqu’un quadrillage de lignes claires apparaît dans les céréales que nous survolons. Dès le premier circuit d’exploration, l’abondance et la netteté des traces visibles prouvent qu’il s’agit d’un site d’une importance exceptionnelle. »